
en-transit: Samedi 15 août : loin des regards des touristes
visitant Istikal Cadessi, la crypte de l’église Saint Antoine se remplit peu à peu. Au cœur du quartier occidental d’Istanbul, à deux pas de la principale artère commerçante de la ville, l’Araméen raisonne sous les voûtes, parfois ponctué de chants arabes.
Face à l’autel, les femmes – recouvertes d’un léger voile - s’installent sur la gauche du transept. A proportion égale, les hommes se répartissent sur la droite. Réunis pour célébrer l’Assomption de la Vierge, l’assistance est aussi nombreuse que d’habitude : de quoi faire pâlir certaines paroisses occidentales ...
Pourtant, à en croire les statistiques fournies par le Patriarcat, à peine un millier d’assyro chaldéens serait répertoriés en Turquie. Ici, il s’agit surtout d’Irakiens, pour la plupart en transit. Un phénomène d’abord apparut dans les années 90, et qui prendra réellement son essor à la chute de Saddam Hussein en 2003. L’arrivée en nombre de ces catholiques d’Orient a fait de la communauté assyro chaldéenne de Turquie la première communauté catholique du pays : elle rassemblerait maintenant 6 000 croyants.
Les témoignages sont unanimes : Ils ont dû fuir l’Irak où leur situation était devenue insoutenable. Victimes de vagues d’attentats récurrentes, il ne leur restait qu’une seule issue : quitter le pays. L’actualité du début de l’été est là pour nous le rappeler : 8 églises de Bagdad et Mossoul ont étéf les cibles d’attaques, causant la mort de quatre personnes.























