
turf-et-turpidtudes-chinatown: Dans les PMU « asiatiques » du quartier Olympiades-Choisy, nous avons croisé la route de Pheng. L’homme nous a introduit dans le monde de la dépendance au jeu de courses qui, de dettes en rencontres malvenues, a fini par le briser.
Son ex-épouse et ses deux filles vivent dans l’avenue d’Italie, au sud de l’arrondissement. Pheng habite désormais de l’autre côté du périphérique, à Ivry, dans une chambre de quelques mètres carrés d’un foyer Sonacotra.
« Quand j’ai divorcé il y a dix ans, je me suis mis à beaucoup jouer et à perdre trop d’argent » confie-t-il. Portés par une voix lente et flûtée, ses mots semblent aussi doucement résignés que les traits de son visage : « Maintenant, je parie encore de temps en temps, mais je ne devrais pas » se lamente-t-il à répétition avec un sourire bonhomme et des yeux fatigués.
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Article : Jérémie Potée























